Jusqu’où tu peux aller pour réussir ? Comme on l’a vu précédemment, se mettre à son compte est un saut dans le vide … mais un vide qui se réfléchit et qui se prévoit. Ensuite c’est une question de mindset. Jusqu’où es-tu prête à aller pour réussir ton projet ? Avant de se lancer, il faut bien avoir en tête que ça prendra du temps, qu’il y aura des hauts et des bas. Qu’il faudra toujours faire preuve d’inventivité, de courage, de résilience, avant que tu ne commences vraiment à vivre de tes activités. Eplucher les comptes La première chose par laquelle j’ai commencé ? Etablir une stratégie financière. De quoi ai-je besoin en terme de matériel, d’obligations règlementaires, d’assurances, de santé, de retraite ? Combien est-ce que cela va coûter ? Est ce que j’ai droit à des aides, si oui, à combien s’élève le financement ? Qu’est ce que ça me permet de faire ? Comment je me rémunère pendant ce temps là ? Répondre à toutes ces questions, c’est établir son premier budget prévisionnel. Celui sur lequel on va s’appuyer pour avancer et prendre les bonnes décisions. Investir dans son avenir La seconde étape ? Se former. Initialement Assistante de Direction, je n’avais aucune notion de l’univers Internet. Communication, marketing … je n’étais qu’une simple consommatrice des réseaux, sans en comprendre les enjeux. Je me suis donc formée en conséquences. Etude de marché, offre commerciale, cadre juridique, fiscal et social, négociation et stratégie commerciale, business plan, intelligence artificielle … Une formation complète qui m’a apporté les bases de tout ce dont j’avais besoin pour bien démarrer. Plus tard, j’en suivrai une seconde axée principalement sur la prospection et la communication. Passer à l’action En parallèle de la formation, j’ai conçu mon site internet, travaillé mon offre, et élaboré une stratégie de développement. Définition d’une approche locale et plan de communication sur les réseaux sociaux. 1er août 2024, je déclare mon auto-entreprise. Le 1er octobre, je démarre officiellement mes activités. Soyons honnête, on n’est jamais vraiment prête. Par quoi commencer ? Se faire connaître. C’est le moment où tu déploies ta communication sur les réseaux sociaux, que tu pars à la rencontre des gens, que tu mets en place des partenariats. Tu cherches ton style en t’inspirant de celui des autres. Tu te perfectionnes tous les jours un peu plus. Tu as un moral de combattante et tu es prête à trouver tes premières clientes. Ca y est, l’aventure commence vraiment, à la fois magique et angoissante. Garde à l’esprit que rien ne sera facile, mais qu’au bout du compte, on ne lâchera rien. Lire l’épisode précédent
Mini roman – A la croisée des chemins – épisode 24
Un saut dans l’inconnu Se mettre à son compte, c’est une décision qui n’est pas anodine. Plus de sécurité financière, plus de vacances, plus d’esprit tranquille. C’est la peur de se rater. La peur de tout perdre. C’est un gros risque. En même temps, quand on n’a plus le courage de recommencer une vie de salariée, de trouver un poste qui plaît et une paye qui n’est pas misérable, quoi faire ? Voilà un dilemme cornélien : rempiler pour 15 ans ou se jeter dans le vide ? Une réflexion s’impose. Prendre le temps de la réflexion La première chose à faire, c’est d’abord de savoir … quoi faire ? Trouver une idée pertinente, pour apporter un service dont les gens ont vraiment besoin. Trouver sa légitimité en tant que professionnelle. C’est le moment de faire le bilan de sa vie. C’est quoi mon expérience ? Sur quelles compétences je peux m’appuyer ? Est-ce que j’ai des relations ? du réseau ? Qu’est ce qu’il me manque et qu’est ce que je dois apprendre pour me lancer ? Tout un tas de questions auxquelles il faut répondre, sans détour, sans se mentir. Sans en rajouter. Se baser sur l’existant, le fiable, le solide. Celui sur lequel on peut vraiment compter. Evaluer son mindset Se mettre à son compte, c’est aussi être au clair avec son état d’esprit (on parle aujourd’hui de mindset). Est-ce que je serais assez solide pour me lancer dans l’aventure ? Est ce que je suis assez forte pour ne pas reculer ? Est-ce que le mental est assez blindé ? Est-ce que je suis suffisamment soutenue par mon entourage ? Est-ce que je suis prête à entendre les gens me dirent que je n’y arriverai pas, et qu’il faut rentrer dans le droit chemin en acceptant de se plier au système jusqu’à la retraite ? Il faut être consciente qu’il va falloir beaucoup de temps et d’énergie pour vivre de ses activités. Serais-je capable de tenir la longueur ? Comment assurer financièrement ce passage délicat ? Et oui, il faut aussi aborder les questions plus techniques. Et l’argent, c’est le nerf de la guerre. Prendre du recul J’écris. J’écris encore. Pendant des heures, des jours, des soirées entières. Tout ce qu’il me passe par la tête est couché sur le papier. Un bon moyen de vider son esprit de tout ce qu’il exprime. Un bon moyen de prendre du recul, d’analyser les choses et de peser le pour et le contre. Une fois trouvée l’idée, il faut donc organiser une stratégie pour mettre en place techniquement le projet. Etudier les aspects règlementaires, développer une stratégie financière. Penser à l’aspect formation, pour acquérir les compétences qui manquent. Tout un processus que nous aurons l’occasion d’aborder lors des prochains épisodes. Lire l’épisode suivant Lire l’épisode précédent
Mini roman – A la croisée des chemins – épisode 23
Prendre sa vie en main Voilà quelques semaines que je ne t’ai pas écris. Au bout de 22 épisodes, il était temps que je relise tout, et que je fasse le point sur tout ce que je t’ai raconté. Globalement, aujourd’hui, tu sais tout de moi. De mon parcours professionnel à ma vie personnelle, et tu sais désormais ce qui m’a conduit à créer mon activité. Se mettre à son compte Suite à ma dernière aventure salariée qui aura duré onze ans, et aux déconvenues qui en découlent, je ne t’ai pas caché être devenue allergique aux patrons. L’idée de repartir pour un quatrième tour, tout recommencer, me réinvestir encore dans une structure, donner de mon temps et de mon énergie … je ne m’en sentais plus le courage. Après avoir fait un bilan de compétences, l’idée m’est donc venue de me mettre à mon compte. Un gros risque me diras-tu ? Oui et non. Bénéficiant de mes allocations chômage, et vivant en couple, le risque était moindre. Très fortement soutenue par mon compagnon, j’ai sauté le pas, sachant qu’en cas de galère, je ne reculerai pas à la tâche s’il fallait faire un boulot alimentaire en attendant que mes activités se développent. Pas aussi simple que ça en a l’air Un projet bien ficelé, des finances pour démarrer l’activité, le numéro de SIRET en poche, me voilà partie sur la route de l’entrepreneuriat. Sauf que très vite, tu te rends comte que tu n’es pas la seule auto-entrepreneure sur internet. J’aurai même tendance à dire que tu es un petit poids dans l’univers. Ce que tu lis à de quoi faire rêver : « comment gagner 10 000 euros par mois sans faire grand chose« , « 3 mois pour faire exploser ton chiffre d’affaires » … Soyons réaliste. Tu peux apprendre beaucoup en formation, mais tu auras peu de chance de vivre de tes activités en moins de 3 mois. Trouver tes premiers clients tient déjà du parcours sportif. Je t’expliquerai dans les prochains épisodes comment j’ai mis en place mon entreprise et comment j’ai trouvé mes premières clientes. Lire l’épisode suivant Lire l’épisode précédent
Mini roman – A la croisée des chemins – épisode 22
Une question de karma Comme j’ai pu te le raconter dans les épisodes précédents, j’ai toujours été une employée modèle. Investie à 300% pour mes employeurs, et ce pendant 31 ans. Ces onze dernières années, j’étais employée comme « secrétaire technique » sur ma fiche de paie, mais comme « assistante de direction » dans les faits. Je m’occupais de l’administratif, de la comptabilité, des ressources humaines, et j’allai même jusqu’à aider mes collègues ingénieurs sur le terrain. J’étais totalement autonome. On était une équipe unie et soudée. Tout allait bien dans le meilleur des mondes. Le jour où tout a basculé Nous avons survécu à une épidémie mondiale en nous adaptant du jour au lendemain au télétravail. La société n’a pas eu à pâtir de ces évènements, tant et si bien que nous avons pu rester travailler chez nous après le confinement. Et puis, en fin d’année 2022, les relations avec le patron se dégradent subitement, sans que je sache vraiment pourquoi. Des exigences de plus en plus élevées, des crises de nerf à répétitions. Tout d’un coup, il estime que je ne sais plus travailler, ni m’organiser efficacement. Si mes collègues (masculins) gèrent leur temps et leur travail comme il veulent, pour moi ce n’est plus possible. Il me pourrit la vie autant que possible, et il décide de restreindre drastiquement mes jours de télétravail. Eté 2023, je lui demande un entretien pour comprendre son changement de comportement. Je lui demande même si son objectif n’est pas de me pousser à la démission pour me remplacer par l’intelligence artificielle, dont on commence à entendre parler. Il me dit que non. Que ce n’est pas dans ses projets. Que j’ai une place essentielle dans l’entreprise. Et pourtant, ça continue de plus belle, tout au long de l’année, au point que je n’ai plus confiance en mes compétences, que je n’arrive plus à me concentrer, et que je souffre de plus en plus de crises d’angoisse. Novembre 2023, il m’adresse un avertissement, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Le corps prend le pouvoir et je me retrouve en arrêt maladie. Je ne remettrai plus les pieds dans cette entreprise. La fin d’une époque A partir de ce jours là, tout à basculé. La sécurité de l’emploi et des projets qui pouvaient en découler. La santé qui est devenue incontrôlable, et une question qui revient sans cesse : qu’est ce que je vais devenir ? Rien qu’à l’idée de me remettre en quête d’un nouveau travail, de recommencer une nouvelle aventure me fatigue d’avance. J’ai des crises d’angoisse rien que d’y penser. Et si l’avenir ce n’était pas autre chose ? Je décide de faire un bilan de compétences pour faire le point et envisager rapidement la suite à donner à cette lamentable affaire. Lire l’épisode suivant Lire l’épisode précédent
Mini roman – A la croisée des chemins – épisode 21
Militante dans l’âme En mode assistante sociale Comme tu l’as compris, le premier de mes combats a toujours été d’aider mon prochain. Noyés dans les dossiers papiers complexes à remplir, j’ai aidé beaucoup de gens avec leurs démarches à la Caisse d’Allocations Familiales, le Sécurité Sociale, les impôts et j’en passe. Avec l’arrivée de l’informatique, je me suis occupée de faire les CV, les lettres de motivations, apprendre aux gens à se servir de leurs ordinateurs, à prendre en charge leurs déclarations sur internet, gérer la maintenance informatique et les réparations éventuelles. Bref, j’ai endossé le parfait costume de l’assistante sociale, pour ceux qui, justement étaient oubliés par le système. Une action purement personnelle qui a toujours soulagé ma conscience, parce que je n’ai jamais pu laisser quelqu’un en galère. En rébellion contre le système Ca a commencé avec la privatisation des autoroutes. Alors que je la prenais toutes les semaines pour aller travailler le lundi, et rentrer chez moi le week-end, la privatisation a induit automatiquement une augmentation des prix. Je ne compte pas le prix de l’essence sur l’autoroute, ni le prix du café. J’ai donc arrêté de prendre les portions payantes. Aucun regret, c’est toujours de plus en plus cher. Sauf en cas d’extrême urgence, je ne déroge pas à la règle. Les stations essence de luxe affichaient des prix supérieurs à ceux de la grande distribution. Alors que j’habitais en face d’une station essence, je préférais faire 30 mn de bouchon pour aller au supermarché. On s’est moqué de moi à l’époque, mais un peu plus de 10 ans après, une station de luxe en particulier s’est alignée sur le prix des supermarchés. Je n’étais donc pas la seule à avoir fait de la résistance. L’union a fait la force ! Et puis, j’ai enchaîné : pas de trains, parce que trop chers et pas du tout sécurisés. Le slogan de l’époque disait « A nous de vous faire préférer le train ». Bein non. Aujourd’hui encore, toujours pas (sauf si je suis accompagnée, et encore ça dépend du prix). On a fait exploser le prix de l’essence et du diesel ? Je suis passée à l’E85. On a fait flamber le prix du fuel ? Je suis passée aux granulés. On a décidé que tout le monde devait se chauffer à 19 degrés ? Ca fait plus de dix ans qu’il y a 18 chez moi, et je n’ai pas attendu la télévision pour découvrir les plaids, les petits pulls et les chaussettes en laine. Par contre, j’ai une cheminée. Mon rêve ? Devenir totalement autonome. Prochain projet : les panneaux solaires avec batteries de stockage. Pour l’eau, c’est plus complexe, ça devra attendre encore longtemps, mais je n’y renonce pas pour autant. C’est tout ça qui fait que j’ai décidé un jour de me mettre à mon compte, et de gagner ma vie avec ce que je sais faire de mieux depuis 30 ans. Mais ça, on en reparlera la prochaine fois. Lire l’épisode suivant Lire l’épisode précédent
Mini roman – A la croisée des chemins – épisode 20
Quand le passage à l’Euro m’a fait faire de grosses économies « Je vous parle d’un temps, que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître » comme disait la chanson … Et bien ce temps là, c’était le temps du Franc. Lorsque j’ai commencé à travailler, l’époque n’était pas simple, mais comparé à aujourd’hui, cela n’a rien à voir. Même si nous ne gagnions pas forcément des sommes folles, il était possible de manger, de mettre de l’essence et de s’amuser sans se ruiner. Une époque bénie des dieux En ce temps là, nous pouvions nous permettre de passer nos après midis de temps libre, au bar du coin avec les copains, avec notre petit argent de poche ou nos revenus de job d’été. A cette époque, le café valait 4,50 francs (0.65 cts d’euros) et pour 200 francs de courses (un peu moins de 30 euros), le caddie était plein. Le paquet de cigarettes valait environ 10 francs (1,50 euros). J’ai connu le litre de gasoil à 4 francs (à peine 0,60 cts d’euros). Nous trainions en voiture juste pour passer le temps. On rentrait en boîte pour 50 francs (environ 7 euros) et bien souvent, c’était gratuit pour les filles. Quand on a commencé à entendre parler d’un changement de monnaie, j’étais au collège, en troisième, et je n’étais pas encore en mesure de voter. A cette époque, on ne parlait pas encore de « l’Euro », mais de « l’Ecu ». On avait bien rigolé en entendant cela. Ca faisait clairement penser à un retour imminent à l’époque des Rois de France. Puis le temps a passé, et nous avons oublié. Une autre perception de la vie Et pourtant, ce jour est arrivé. En 2002, on nous annonce que nous changeons de monnaie. Ma paye au Smic était à un peu plus de 5 800 francs. Peut-être parce qu’il y avait beaucoup de chiffres, nous nous sentions riches. La paye tombe soudainement aux environ de 850 euros. Le choc ! Les billets ressemblent à un jeu de Monopoly. Tout semble beaucoup plus cher. Si je n’ai jamais été dépensière, le passage à l’Euro m’a totalement sevré de toutes dépenses inutiles. La simple conversion euros / francs me permettait de voir tout de suite si c’était un bon rapport qualité – prix. Un T-shirt vendu 30 euros vaut donc, pour moi, 200 francs. Trop cher. Faire les courses est devenu excessif. Pour espérer un plein de courses correct, on est aux alentours des 100 euros (650 francs !). Quant au plein d’essence, on est entre 60 et 80 euros (plus de 500 francs !). A mon époque, à ce prix là, tu roulais en Porsche. Mon plein ne dépassait pas les 150 francs (à peine 23 euros). Ce changement de perception m’a incité à repenser mon mode de consommation. J’ai affiné ma méthode de gestion des dépenses, pour arriver à une stratégie de développement optimale. Grâce au passage à l’Euro, je ne suis pas devenue une acheteuse compulsive, ni une fashion victime. Au contraire, je suis devenue encore plus vigilante avec mes dépenses. Mieux encore, je suis entrée en rébellion contre le système. Boycott des stations essence de luxe, des autoroutes passées au main du privé, des parkings payants, des produits de marque (à quelques exceptions près). Mais ça, c’est une histoire que je te raconterai peut-être un de ces jours. Lire l’épisode suivant Lire l’épisode précédent
Mini roman – A la croisée des chemins – épisode 19
L’avènement du télétravail J’en ai rêvé pendant des années et une épidémie l’a fait ! Enfin, on peut travailler chez soi, sans être forcément indépendant. Offrir cette opportunité, c’est enfin la liberté de travailler efficacement, de gagner du temps en se débarrassant des trajets inutiles, mieux profiter de chez soi et des siens. Pense à tous ces gens des grandes villes qui perdent pas moins de trois heures par jour dans les bouchons ou les transports en commun. Tellement de temps perdu et de stress inutile. J’ai adoré qu’on m’oblige à rester confinée chez moi. Un avant goût de liberté Cette période a permis de passer de la théorie à la pratique. Avoir les bons outils, trouver ses marques pour bien communiquer avec les collègues, et travailler dans de bonnes conditions. Au début, c’est déstabilisant, mais quand tout est calé, on y prend vite goût. A tel point qu’au bout de trois ans de télétravail en quasi temps plein, il n’était plus concevable pour moi de revenir à un travail en présentiel total. J’attendais ça depuis trop longtemps. Passionnée d’informatique Lorsque j’ai découvert l’informatique, j’étais en primaire. Je devais avoir 7 ou 8 ans. A cette époque, rien à voir avec les PC d’aujourd’hui. On parlait TO7 et MO5. Un texte vert sur fond noir, où il fallait taper des kilomètres de codes pour concevoir trois ou quatre notes de musique. J’avais recopié tous ces codes sur un cahier dans l’espoir (déjà), d’avoir mon propre PC un jour. A 20 ans, un ami m’apporte son PC à la maison, l’allume, et je découvre Windows 95. Incroyable. Pas encore d’accès à internet (bien qu’Internet Explorer est déjà intégré à la machine), mais la possibilité de faire du traitement de texte, des tableurs et des jeux vidéos en 3D. Rien à voir avec ce que j’avais vu en primaire. Les possibilités sont immenses. J’ai un coup de foudre immédiat. Dès lors, je vais travailler d’arrache pied pour m’en offrir un. Se former, encore et toujours Et enfin ce jour est arrivé. J’ai acheté mon PC, avec un scanner et une imprimante. Le kiff absolu … sauf, qu’en vrai, je ne sais pas du tout m’en servir. Je n’ose pas trop m’y aventurer. Je m’en sers comme d’une machine à écrire. Lorsque tu fais un BAC Littéraire, tu ne vois aucun ordinateur. Je n’ai donc aucune compétences dans ce domaine. D’autant plus que ce n’était pas intuitif comme aujourd’hui. Tout était écrit en anglais, il n’y avait pas de bulles explicatives. Il fallait se débrouiller. Alors c’est ce que j’ai fait. J’ai reçu l’aide d’un ami dont j’avais monté le dossier pour partir en formation et obtenir un diplôme en technicien informatique. Chaque week-end, il me restituait ce qu’il avait appris en cours, et grâce à lui, j’ai pu progresser très vite, passer à Windows 98 et devenir autonome avec ma machine. Par la suite, je développerai mes compétences au travail et je n’aurai de cesse de m’adapter, comme aujourd’hui avec l’intelligence artificielle. Quelque soit le sujet, j’ai toujours suivi l’actualité pour me positionner dès les prémices d’une nouvelle évolution sociétale. J’ai à cœur d’être toujours en avance sur les évènements. Aujourd’hui, je suis capable de m’occuper seule de ma machine, de la réparer ou de la réinitialiser. Aucun problème ne me résiste. Le défi de demain, maîtriser parfaitement l’intelligence artificielle, parce que ça, c’est vraiment le prochain tournant à ne pas manquer. Lire l’épisode suivant Lire l’épisode précédent
Mini roman – A la croisée des chemins – épisode 18
Dix ans de prospérité Au terme de dix mois de formation professionnelle, et l’obtention de mon diplôme avec mention très bien, je suis embauchée dans l’entreprise qui m’a reçu en stage. Je mettrai du temps à m’acclimater à ce nouvel univers. J’avoue ne pas aimer les changements. Un nouvel emploi, de nouveaux collègues, de nouvelles tâches, cela m’angoisse profondément. Une seconde famille J’aurai la chance de tomber dans une petite entreprise avec des collègues formidables. Nous formerons, pendant plus de dix ans, une équipe très soudée. Le plaisir chaque matin de se retrouver et d’œuvrer ensemble à la réussite de l’entreprise. Assistante de Direction, j’apprendrai tous les rouages administratifs et financiers d’une SARL. J’effectuerai une multitude de tâches, de la facturation à la comptabilité, en passant par les ressources humaines. Côté salaire, je ne me plains pas non plus. Si celui-ci n’est pas mirobolant, il est quand même assorti d’une prime et d’avantages non négligeables. Pendant dix ans, je vais vivre pleinement cette nouvelle expérience, et capitaliser sur cette opportunité. Préparer l’avenir En un an, j’ai pu reconstitué ma trésorerie perdue après plusieurs années de précarité. Je mets en place ma stratégie de développement. Comme toujours en début d’année, je planifie les comptes et je me fixe des objectifs. C’est important de voir loin, et c’est motivant de se challenger. Ainsi, je vais pouvoir faire des travaux dans ma maison, optimiser ma situation personnelle en mettant des sous de côté, et commencer à préparer ma retraite, d’autant plus, que plus le temps passe, moins on est sûr de l’avoir. Un gros soucis en perspective qu’il va falloir prendre en compte, afin de ne pas se laisser surprendre dans une quinzaine d’années. Lire l’épisode suivant Lire l’épisode précédent
Mini roman – A la croisée des chemins – épisode 17
La fin d’un cycle Comme je te l’ai expliqué la semaine dernière, le fait d’avoir suivie une formation en alternance m’a, une fois de plus, permis de trouver rapidement un emploi. Depuis bien longtemps j’ai compris que d’avoir un CDI n’était plus synonyme de stabilité pour la vie. Nous sommes à une époque où tout change très vite. Il faut savoir être adaptable, tout en gardant une cohérence avec l’ensemble de son parcours professionnel. Je suis convaincue que quand on s’en donne les moyens, on ne peut que réussir. Reprendre la main Il m’aura fallu presque dix ans pour retrouver un CDI. Enfin, je respire. Je ne te cache pas qu’au début, j’ai eu du mal à me faire à l’idée que je ne ferai plus un métier artistique ou culturel. J’avais l’impression de ne travailler que pour l’alimentaire et non plus par passion. Le plaisir d’aller travailler viendra beaucoup plus tard. Pendant la première année, le moral n’est pas au beau fixe, mais ma situation financière s’améliore. Je me recale une organisation au cordeau et je reconstitue ma trésorerie. Mon objectif est très clair : je veux ma maison. Et pour réussir la mission, il faut que tout soit très clair. Il faudra avoir un comportement irréprochable et des arguments de poids. J’achète ma maison à 39 ans Premier point lorsqu’on cherche à acheter, étudier les prix du marché. Qu’est ce qui se fait, à combien ? Trouver la bonne commune où les prix sont raisonnables et accessibles avec une paye proche du SMIC. Second point, savoir à quel budget on peut prétendre. Une fois que tout cela est clair, on peut commencer les recherches. Lorsqu’enfin je trouve la maison, que mon banquier me valide la démarche, je prends rendez-vous chez le notaire. Jusque là, tout va bien. Sauf que la veille, le vendredi à 11 heures, mon banquier m’annonce que finalement, ils ne vont pas accepter ma demande de prêt, parce que je ne peux pas bénéficier des intérêts avantageux proposés aux nouvelles clientes. Evidemment, je suis chez eux depuis 20 ans. Comme quoi, la fidélité ne paie pas. Soit, je ne m’avoue pas vaincue pour autant. A 16h30, je quitte mon poste pour me rendre dans la banque de mon entreprise. En moins d’une heure, je déménage tout et je change de banque. Je prouve par A + B au banquier qu’il est plus rentable pour moi d’acheter plutôt que louer mon logement, chiffres à l’appui. Mon prêt est accordé et je signe l’achat pile poile avant mes 40 ans. J’ai réaliser le rêve de ma vie. Lire l’épisode suivant Lire l’épisode précédent
Mini roman – A la croisée des chemins – épisode 16
Etre plus conventionnelle Comme je te l’ai dis la semaine dernière, c’est à 36 ans que j’ai décidé de tourner la page professionnelle de l’associatif, de l’artistique et du culturel. C’est clair que j’ai fait de très belles rencontres, j’ai pratiqué la réalisation et le montage vidéo, j’ai animé des émissions de radios et des plateaux techniques. C’était excellent. Je me suis éclatée. J’ai gardé des liens avec de très belles personnes. Sauf qu’en terme de revenus, on est très loin du compte. Humainement parlant, c’est très gratifiant, mais ça ne remplit pas le frigo. Le défi de ma vie, c’était aussi d’être propriétaire de ma maison avant mes 40 ans. Autant dire qu’on était pas prêt d’en voir le bout. Retourner à l’école Encore une fois, une fin de contrat, et encore une fois, je décide de reprendre les bancs de l’école en suivant une formation professionnelle pendant 10 mois. Objectif, validé un Bac + 2. Oui, mais une formation pour quoi faire ? En ayant un Bac Littéraire, pas grand chose. L’associatif, le culturel, l’artistique, on a dit stop, alors qu’est ce qui reste ? En y réfléchissant bien, pendant 20 ans, j’ai toujours traité l’administratif en toute autonomie. Le point commun de toutes mes expériences professionnelles et de toute l’assistance que j’ai pu apporter à mon entourage dans ce domaine. Ce sera donc une formation d’Assistante de Direction. Agir vite A peine le dernier contrat terminé, que j’ai déjà effectué mes démarches auprès de Pôle Emploi (actuel France Travail) pour m’inscrire et demander tout de suite mon entrée en formation. Tellement vite, que, pour une fois, je n’aurai pas de rendez-vous avec mon conseiller, comme ça se passe chaque fois que tu t’inscris ou que tu te réinscris. Je choisis une formation en alternance pour maximiser les chances. Pari gagné. J’obtiendrai mon diplôme avec une mention très bien et une embauche en CDI dans l’entreprise qui m’a reçu en stage. Lire l’épisode suivant Lire l’épisode précédent